Présentation du rapport Doing business 2014 : Le Niger se classe 176ème sur 189 pays en termes de facilité d'affaires

Le ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, M. Alma Oumarou, a présidé, samedi dernier à l'hôtel Gaweye, l'atelier de restitution du rapport Doing Business 2014. La cérémonie s'est déroulée en présence de la ministre déléguée au développement industriel, des représentants résidents de la Banque mondiale et du système des Nations Unies et de nombreux acteurs économiques nigériens. Doing Business est un mécanisme mis en œuvre par le groupe de la Banque mondiale et la société financière internationale (IFC) pour évaluer la facilité des affaires dans ses 189 pays à travers le monde. C'est un baromètre des affaires à partir duquel les pays sont classés en fonction de la facilité d'y faire des affaires.
Plus un pays est placé au plus haut niveau, mieux la facilité de faire les affaires y est. Un classement élevé sur l'indice de facilité de faire des affaires signale un environnement réglementaire propice aux opérations commerciales d'un pays. A la lumière du rapport dont la restitution solennelle a été faite, pour la première fois dans notre pays, le Niger se retrouve désormais au 176ème rang de facilité dans le classement des 189 pays membre du groupe de la Banque mondiale. Il perd ainsi deux places dans ce classement par rapport à l'année 2013. Le ministre Alma Oumarou a mis en relation le développement de tout pays à la bonne santé de son secteur privé en général et celui de ses PME et PMI en particulier. «Tous les pays qui cherchent à se développer se sont basés sur le secteur privé et les PME» a t il indiqué


soulignant que le secteur privé et les PME sont les mieux à même de valoriser les ressources locales, de créer des emplois et de générer des revenus. Or, préviendra-t-il, celles-ci ne peuvent se créer et se développer que lorsqu'un pays met en place un climat favorable aux affaires à travers des mesures et des reformes efficaces et efficientes. Déplorant la position peu glorieuse et peu reluisante du Niger dans le classement du Doing Business, M. Alma Oumarou a fait tout de même remarquer qu'au Niger, l'amélioration du climat des affaires est une des priorités des autorités de la 7ème République, conscientes de l'importance du secteur privé dans le développement du Niger, dans la lutte contre la pauvreté et l'amélioration des conditions des populations. Les défis posés à ce sujet a amené les autorités nigériennes à prendre l'engagement de tout mettre en œuvre pour améliorer le climat des affaires avec l'adoption d'une batterie de reformes, de mesures conformément à la déclaration de politique générale du Premier ministre qui déclinait que : «le gouvernement entend promouvoir le secteur privé afin qu'il joue un rôle de premier plan dans le développement du pays. A ce titre, il veillera à créer les conditions favorables et adopter les mesures incitatives adéquates pour améliorer le climat des affaires et moderniser l'économie». Les mesures et reformes ont eu des effets bénéfiques a fait savoir le ministre Alma Oumarou, mais elles n'ont pas été suffisantes pour l'amélioration du classement de notre pays qui reste 176ème sur 189 pays. Concédant que cela signifie que le Niger fait partie des pays où il n'est pas facile de faire des affaires, le ministre du commerce a avoué que notre rang nous interpelle, mais ne doit pas décourager l'Etat et les acteurs dans la détermination à aller de l'avant, à lutter contre les règlementations et les pratiques inefficaces. Pour lui, la publication du rapport Doing business 2014 n'a d'autre objectif que de permettre aux acteurs de s'en approprier et de prendre conscience de l'ampleur du travail et de mesurer les responsabilités de chacun dans l'amélioration du climat des affaires. La présentation du rapport a été suivie d'un exposé sur les mesures prises et reformes engagées par les autorités en vue d'améliorer l'environnement des affaires. L'exposé fait par le ministre et la conférence-débat ont permis aux participants d'apprécier les avancées significatives enregistrées ces dernières années par le Niger mais aussi d'identifier les entraves qui plombent l'amélioration du climat des affaires au Niger. Les présentations ont été suivies des échanges pertinents entre les participants. Le ministre du commerce a promis que les résultats issus des débats seront portés à la connaissance du conseil national des investisseurs privé (CNIP).

Zabeirou Moussa