Le Président Issoufou et la lutte contre la corruption : la pédagogie d’une vision

La corruption comme on le sait est une gangrène de dimension mondiale ; aucun pays au monde n’est épargné ce mal de notre siècle. La conséquence de ce fléau est qu’il oblitère tous les efforts de développement. C’est pourquoi, tous les Etats du monde, individuellement ou collectivement, travaillent à extirper la gangrène sinon à en réduire considérablement les effets pervers. Aussi et en fonction des gouvernants, chaque Etat va de son imagination, de sa politique et de sa vision pour trouver des mécanismes efficaces devant aider à circonscrire ce cancer social.

Politiquement parlant, la lutte contre la corruption est devenue le terrain de prédilection sur lequel les élites politiques (pouvoir, opposition et société civile) s’affrontent au quotidien ; le camp de l’opposition appuyé par la société civile accusant toujours le pouvoir de ne rien entreprendre pour y faire face si ce n’est de la développer pour s’enrichir et satisfaire une certaine clientèle politique au détriment de l’intérêt général. Et parce que justement ce discours accusateur contient une forte dose de populisme, le moins que l’on puisse dire est qu’il est très porteur au sein de l’opinion.

C’est exactement la situation qui prévaut au Niger aujourd’hui ; et pourtant jamais dans l’histoire socio-politique de ce pays, il n’y avait eu un pouvoir avec autant de volonté à lutter contre la corruption comme le pouvoir actuel. Jamais on a eu un président de la République exprimer autant de volonté à éradiquer ce mal comme le Président Issoufou. En effet, il était le seul, alors qu’il n’était que candidat à la magistrature suprême, à avoir une vision clairement exprimée sur cette question ; les autres candidats, comme toujours et comme sur toutes les questions d’ailleurs, étaient quasiment dans l’incapacité de dire aux nigériens ce qu’ils en pensent et encore moins ce  qu’ils en feraient pour y faire face si les nigériens leur donnent mandat.

En vérité, ce n’est pas une incapacité seulement mais c’est beaucoup plus une absence de volonté, conscients qu’ils sont que les corrompus c’est d’abord eux et qu’ils restent les champions incontestés de la promotion de la corruption et de tous les vices qu’elle engendre. Ils détiennent la palme de la surfacturation et pire des marchés fictifs (payés mais jamais réalisés). Pendant ce temps, Issoufou après avoir longtemps payé le prix de son intégrité se présente aux nigériens comme étant le seul légitime et capable de conduire avec succès la lutte contre la corruption. Et les nigériens ne s’y sont pas trompés et quoi que l’on puisse dire et penser, les faits sont là ; les résultats encourageants qui nécessitent juste d’être poursuivis sont aussi bien là. C’est en tout cas ce que révèlent tous les indicateurs internationaux en la matière à l’image de l’Indice de Perception de la Corruption de Transparency International par rapport auquel le Niger a enregistré des progrès considérables depuis l’arrivée du Président Issoufou au pouvoir en 2011. Cet indice qui nous apprend que lorsque les opposants d’aujourd’hui étaient aux commandes de l’Etat, le Niger était classé 134é. C’est le même indice qui classe le Niger d’’aujourd’hui 101è.

Les faits, c’est aussi l’opération « Mai Boulala » qui a vu déjà l’interpellation de plusieurs personnalités dont beaucoup issues de la majorité présidentielle à l’image du ministre Ada Cheffou. Des sources concordantes, cette opération va se poursuivre avec la même intensité et quiconque aurait détourné l’argent public va répondre devant la justice.

Les faits, c’est aussi l’annulation de plusieurs concours d’entrée à la fonction publique du fait que les résultats étaient frappés d’impuretés liées à la corruption des agents organisateurs de ces concours. Tous ces faits sont à mettre incontestablement à l’actif du Président Issoufou dont la volonté à faire face au défi reste inébranlable.

Il ne peut en être autrement car, ainsi que nous le soulignions plus haut, le Président Issoufou a une vision ; cette vision est mise en œuvre à travers une démarche pédagogique qui appréhende la question de la corruption comme un mal social nécessitant une prise en charge structurante ; la vision du Président Issoufou ne consiste pas à la mise en place des actions spontanées avec des résultats immédiats à forte sensation. La vision du Président Issoufou ne consiste donc pas à utiliser l’arme de la lutte contre la corruption pour régler des comptes politiques à travers une espèce de chasse aux sorcières ; et c’est justement parce qu’il ne le fait pas qu’on l’accuse de ne rien faire ! La vision du Président Issoufou considère le combat contre la corruption comme un processus de longue haleine devant déboucher à terme sur un véritable changement des mentalités, changement de mentalités qui devrait débarrasser les nigériens de certains réflexes antisociaux.

La vison du Président Issoufou est donc une démarche structurante qui consiste à créer les conditions de l’émergence d’un nouveau citoyen ; celui-là même qui accepterait la sacralisation consacrée des biens de l’Etat et qui intègre dans son comportement et dans ses actions le sens de l’intérêt général. C’est de cette manière qu’il entend rétablir le monopole fiscal de l’Etat, l’efficacité de la dépense publique et in fine mettre le Niger sur les rails d’un véritable développement socio-économique.

 

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